Samantha R. Duchemin


Artiste-peintre, auteure, musicienne, interprète et enseignante L’artiste multidisciplinaire Samantha Rachelle Duchemin est née à Montréal. Son inspiration vient des objets qui l’entourent. Adolescente, elle est impressionnée par les visages grotesques publiés dans Mad Magazine qui deviennent aussitôt une source inépuisable d’inspiration. Plus tard, les visions surréalistes de Salvador Dali, les étonnants plans architecturaux de Maurits

Artiste-peintre, auteure, musicienne, interprète et enseignante

L’artiste multidisciplinaire Samantha Rachelle Duchemin est née à Montréal. Son inspiration vient des objets qui l’entourent. Adolescente, elle est impressionnée par les visages grotesques publiés dans Mad Magazine qui deviennent aussitôt une source inépuisable d’inspiration. Plus tard, les visions surréalistes de Salvador Dali, les étonnants plans architecturaux de Maurits Cornelis Escher irréalisables en trois dimensions la fascinent et l’intriguent. Durant ses années d’études secondaires, elle s’inscrit en architecture, en dessin technique et publicitaire. Elle complète son stage de graduation auprès du Festival de Jazz de Montréal pour lequel elle réalise le désormais célèbre logo de cet événement international.

À 17 ans, Samantha se lance dans un voyage interminable et passionnant : guitare et cahiers de dessins dans ses bagages, elle parcourt le vaste monde à la recherche d’elle-même ; elle en capture les moments et donne à l’air des lèvres. Ce long périple d’une dizaine d’années s’amorce par un tour du Québec suivi de celui du Canada. L’étape suivante : franchir la frontière américaine, pays qui lui sert de tremplin vers les Bahamas, Haïti et la République Dominicaine. Puis c’est l’Europe, dans laquelle elle pénètre par la porte française. Elle passe ensuite au continent indien et parcourt, au nord, l’envoûtant Népal. Son imaginaire débordant est hanté par les grands auteurs de la littérature mondiale, tels les Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Franz Kafka, pour n’en nommer que quelques-uns. De retour à Montréal, ses œuvres ne tardent pas à la distinguer sur la scène québécoise, ce qui lui vaut les éloges de Guy Robert, critique français renommée. Sam a exposé en France, en Espagne, en Belgique, au Portugal et au Congo. C’est une œuvre de Sam que Madagascar Slim, guitariste de renommée internationale demeurant à Toronto depuis plusieurs années, a choisi pour illustrer la pochette de son album Uprooted.

Elle brille également dans le domaine musical, étant capable d’inventer des histoires tirées d’héritages folkloriques divers qu’elle accompagne de rythmes envoûtants sur sa guitare à 12 cordes. Son imaginaire musical fut influencé par les groupes Ping Floyd, The Doors, Led Zeppelin et sa voix teintée aux couleurs de Janis Joplin et de Kate Bush. De plus, elle ne rate jamais une occasion de faire entendre ses talents de percussionniste. Entre autres endroits sur la scène montréalaise, elle s’est fait connaître au Quai des  Brumes, aux Bobards, et même au Studio-Théâtre Du Maurier de la Place des Arts. Les torontois ont également eu le plaisir de voir et d’entendre Sam à l’affiche de certaines boîtes à la mode, telles le Hugh’s Room et le Lula Lounge.

Pourtant, le point central de son séjour à Toronto reste le solide programme Apprendre par les arts (APLA), mis sur pied par le Conservatoire royal de musique du Canada. Sam s’y dévoue pendant quatre années, enseignant dans plus de vingt écoles élémentaires et secondaires. Elle y acquiert une précieuse formation en enseignement par les arts et voue à cette méthode une véritable passion. En 2006, décidée à faire profiter les jeunes Québécois de son expérience, Sam s’installe définitivement à Montréal. Elle met aussitôt sa méthode à l’épreuve dans des classes de jeunes en difficulté. À leur grand étonnement, ces derniers, reconnus pour leur peu d’enthousiasme aux études, atteignent des résultats inespérés. La tâche importante à laquelle elle se sent appelée l’incite enfin à fonder son entreprise : ETAP « Enseignement à travers les arts appliqués ». Son but est de former des artistes et des enseignant.e.s intéressé.e.s à implanter ce programme dans les écoles. La carrière de Samantha et le rôle qu’elle est appelée à remplir au sein du domaine de l’éducation se précise : de 2009 à 2013, elle étudie à la faculté des arts de l’Université du Québec à Montréal. En 2013, Sam obtient son brevet d’enseignement des arts visuels et médiatiques et est bachelière en arts, Bacc. ès Arts (B.A.). En 2016, dans le but de faire profiter les jeunes Innus de sa méthode d’enseignement, elle s’associe avec les productions Manitu, de Maliotenam. Eddy Malenfant et Sam fondent ensemble ETAPMANITU « Enseignement par les arts appliqués à travers la culture innue ». Le projet est parrainé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec depuis 2017.

Ses nombreuses responsabilités scolaires ne l’empêchent pas d’exercer son art : elle expose, participe à des séances de « peinture en direct » et elle continue de jouer et de chanter pour son public. C’est en 2009 que la guitare de Jacques Favreau s’accorde à la voix de Samantha qui chante les poèmes de Charles Baudelaire ; ensemble, ils fondent Madrigaljam. Cette musique redonne un souffle inattendu aux « Fleurs du Mal ». Entre 2009 et 2013, ils ont composé trente pièces musicales et ont présenté plusieurs spectacles au Québec, à la Place des Arts, au Lion d’Or et quelques-uns à Paris.